A Slower Pace
Lifestyle

Have a little faith

J’admire les gens calmes, qui arrivent à se laisser porter par la vie, qui savent profiter du moment présent. Je ne fais partie de ce type de personnes. Ma tête roule à 300 kilomètres à l’heure, j’ai toujours une foule de pensées qui m’occupent l’esprit. Un ami m’a déjà demandé si j’arrêtais parfois de penser. Hum… Non. Je pense toujours aux possibilités, aux événements qui sont arrivés, qui vont arriver ou qui pourraient arriver. Pas étonnant que je n’ai pas de copain, sérieusement, je blague à peine. Bref, je suis tout sauf détendue.

Je n’écris pas ces lignes pour me plaindre. Au contraire, malgré tous les événements qui sont arrivés dans la dernière année, et croyez-moi ils sont nombreux, je suis très reconnaissante de la vie que j’aie. Je fais le choix d’avancer et crée mes opportunités, mais je suis également extrêmement chanceuse. Chanceuse d’être entourée de personnes qui m’aiment et qui m’inspirent. Je pense également avoir beaucoup de choses à offrir. J’ai tellement de difficulté à le dire à voix haute, mais je suis prête à rencontrer quelqu’un. J’aimerais partager ma vie avec quelqu’un, les bons et les moins bons moments.  Comme si le dire tout haut était honteux. Pourtant c’est la vérité. Je suis une personne indépendante et j’ai énormément évoluée depuis ma dernière relation, je n’attends pas après un homme pour vivre ma vie, mais j’aimerais bien la partager avec la bonne personne.

Je suis un peu intense, et je m’ennuie rapidement. J’ai besoin que les choses bougent. Parfois il faut faire confiance à la vie, mais aussi voir les possibilités lorsqu’elles s’offrent à nous. Je devais commencer un nouvel emploi le lendemain où nous avons appris le décès de ma soeur. Il va sans dire, je ne suis pas rentrée travailler, mais je n’ai pas tardé à le faire. J’ai pensé à plusieurs reprises à lâcher, à prendre un congé de maladie. Mais bon, j’ai fait le choix de rester, et je dois l’admettre, j’ai surtout demandé des conditions pour reprendre mon énergie. Depuis quelques mois, je travaillais quatre jours par semaine. J’arrivais parfaitement à faire mon travail en quatre jours, j’adorais cette liberté. Je ne me voyais pas partir, j’avais tellement de belles conditions, mais au fond de moi, je savais que je ne travaillais pas à mon plein potentiel.

Dans la dernière semaine, j’ai pris plus de risques que dans les six derniers. Il faut comprendre, la dernière année a été tout sauf reposante. Elle a été épuisante surtout émotionnellement, mais je n’ai pas pris de risques, je n’ai pas fait de choix qui m’ont mise dans des positions d’instabilité.

J’ai été approchée récemment par une grande agence pour me joindre à eux. Grosse agence, gros défis qui riment également avec grandes responsabilités. Tout au long du processus, qui fut pour le moins bref, je me demandais pourquoi moi? Que trouvent-ils de si spécial pour vouloir m’engager, moi?

J’ai confiance en mon intelligence et en mon expertise, je ne tente pas de faire pitié, mais je ne comprends pas pourquoi ils me veulent moi. Je ne cherchais pas de nouvel emploi, j’étais parfaitement confortable dans celui que j’occupais. Est-ce mauvais d’être confortable après uniquement un an? Les défis étaient réels, mais le travail de tous les jours étaient rendus trop facilement accomplis.

Je n’étais pas fatiguée à la fin de mes journées. Je savais que je pouvais apprendre plus, me pousser davantage. Alors, j’ai dit oui. J’ai accepté de me lancer dans le vide, accepté de perdre mon équilibre. Il n’y a pas de succès sans risques.

Le problème en prenant une décision c’est qu’on ne sait jamais si c’est la bonne. Vais-je connaître un succès incroyable ou me planter royalement?

Honnêtement, je ne le sais pas. Cela dit, je suis une travaillante, j’ai envie d’apprendre, envie de comprendre, d’avoir le contrôle sur les décisions, ce qui n’est jamais complètement le cas lorsqu’on est dans une entreprise. Nous travaillons avec des agences, afin qu’elles nous trouvent des solutions, pour qu’elles développent des stratégies. Au final, nous voyons qu’une partie du casquette. J’ai envie de le voir complètement ce casquette. D’en comprendre le fonctionnement, les rouages et ensuite d’être en mesure de l’expliquer à mes clients.

Je ne vous le cacherai pas, c’est la panique à l’intérieur de moi.

Mais il y a un temps pour reprendre ses forces et un temps pour se pousser à fond. Je choisis maintenant la deuxième option. Et vous?

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